Vidéo étape 5 en HD

Sur cette vidéo, les micros sont connectés.

montez le son, vous etes donc directement au coeur de l'action...

35 minutes en vrai !

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vendredi 20 janvier 2012 19:30


Le tonneau

Blog de 422 :Rallye Raid : Gérard Dubuy / Jehan de France, Le tonneau

Les dunes de Chégaga.

Encore une journée très riche en émotions et le premier vrai test de sable.

On débute la journée par une approche des dunes via un grand plateau où les traces laissées par les touristes qui se rendent aux dunes sont innombrables. Il est facile de s’y perdre et c’est ce que la plupart des pilotes (dont nous) finissent par faire.

On repart au cap pour retrouver les traces du rallye et au bout d’un quart d’heure on est enfin sur la bonne piste.

Les dunes de Chégaga arrivent et je vais enfin savoir si ça va mieux se passer qu’au dernier Dakar.

On dégonfle à 600g et on commence le grand manège.

Les dunes en buggy c’est vraiment plus chaud qu’en 4 roues motrices, il faut aller bien plus vite et analyser le terrain plus rapidement. Si on ralenti de trop on se plante et pour se déplanter il faut de gros efforts et du temps.

Le risque aussi c’est de choisir une trace et de se faire bloquer par un autre concurrent, parfois il n’y a pas d’échappatoire.

Donc on monte, on descend, on rattrape des concurrents et ça se passe très bien, l’auto a vraiment progressé et le couple du moteur 4 litres fait merveille. On finit par doubler les 2 premiers camions qui sont vraiment impressionnants.

Sur les 25 kms il nous en reste 8 et on ne s’est encore pas plantés, c’est bon signe.

Et soudain après avoir passé le sommet d’une dune on se retrouve le nez en bas, on tape le sable, une fraction de second l’auto est en équilibre les fesses en l’air et soudain bascule sur le toit, je sens bien le mouvement de l’auto ; le pare-brise se fracasse et on est à l’envers ; le buggy semble se stabiliser mais en fait il continue son mouvement et refait un demi-tour pour se reposer sur les roues. Je dis à Jehan « c’est bon on est sur les roues ! ».

On a fait ce qu'on appelle une casquette, un tonneau par l'avant typique dans les dunes. C'est en partie une erreur de technique, je continue à monter les dunes de face comme en 4x4 alors qu'en buggy il faut prendre le sommet de bias pour éviter de sauter. Désormais je sais que je dois changer de technique.

Je sors de suite et j’essaye de comprendre, suis-je allé trop vite ? Je n’en  ai pas l’impression mais c’est difficile de juger, tout va si vite. Je regarde la dune et je comprends enfin ; la dune fait une marche après le sommet, on a tapé cette marche assez haut,  ensuite il y a avait encore assez de pente pour retomber sur les roues en bas de la dune.

L’auto a souffert mais moins que je ne l’imaginais. Le capot arrière est trop bas et ses supports métalliques sont affaissés. Sur le plan mécanique tout semble normal et le moteur redémarre du premier coup.

On passera un moment à détordre les supports pour remonter le capot et éviter qu’il ne touche des parties moteur et surtout pour que les roues ne frottent pas dans les ailes.

Si on était restés sur le toit alors les choses auraient été autrement plus compliquées. D’une part il faut un camion pour tirer l’auto sur les roues et sur cette course il n’y en pas beaucoup et surtout une fois à l’envers l’huile moteur remonte (ou descend) dans les chambres de combustion et il faut un bon moment pour tout redémarrer après vidange des chambres.

 

On se sort du trou et je reprends immédiatement le rythme pour finir les 8 derniers kilomètres sans appréhension aucune. Jehan ne semble pas marqué non plus. Ce fut juste une préripétie mais à aucun moment on s’est senti en danger, la vitesse était faible et un est bien protégés.

Il reste au moins 150 kms de piste à faire et la visibilité est très moyenne à travers le pare-brise détruit.

Sur le chott suivant on prend de la vitesse et le capot avant cassé se lève à droite, je m’arrête pour me débarrasser de l’aile droite. 50 kms plus loin c’est l’écope de toit qui s’envole. Là c’est plus grave car à haute vitesse on n’a plus assez d’air pour refroidir (le radiateur est dans notre dos), à 100 km/h l’eau est à 100/105° et je ne peux pas aller plus vite alors qu’on pourrait rouler 40 km/h plus vite.

A l’entrée du bivouac j’ai honte de ramener une auto dans cet état, mon mécano fait la tête des mauvais jours car il a du travail pour la nuit.

Finalement le pare brise sera changé et avec un nouveau capot avant et une écope reconstruite l’auto semble comme neuve.

On est prêts à repartir pour de nouvelles aventures !

Sans ce tonneau je suis certain qu’on aurait fait une très bonne place mais avec des si….

dimanche 15 janvier 2012 16:35


Etape 2

Blog de 422 :Rallye Raid : Gérard Dubuy / Jehan de France, Etape 2

Le récit de l'étape 2 était prêt mais je n'ai jamais pu l'envoyer.

Le voici tel quel:

Une mauvaise journée qui aurait pu être bien pire.

Début de spéciale idéal ; Jehan bien dans ses notes et pilotage dans le rythme. Personne ne nous rattrape et nous  pouvons rouler sans poussière.

Parties parfois très rapides où certains prennent 180 km/h mais en géneral on ne dépasse pas le 140 km/h.

La piste est très caillouteuse, c'est une alternance de sauts et de compressions où la voiture talonne et se retrouve souvent en butée. Le pire c'est qu'on frotte ou tape très souvent le fond plat ce qui n'est jamais très bon pour l'auto. Les suspensions sont trop molles en fin de compression.

A 90 km de l’arrivée la boite commence à siffler et ce n’est pas normal ; Jehan me dis que ça sent le chaud. Je décide de m’arrêter pour voir.

L’arrière est plein d’huile bleue donc en provenance de la boite mais je ne vois aucune fuite apparente.

Le ski sous le moteur est rempli d’huile donc je décide de le déboulonner.

Sous la voiture l’huile me goutte dessus et je suis vite repeint ; un fois le ski enlevé je vois qu’une durite pend, le raccord vissé à la boite est cassé net et il y a de nombreuses petites pierres.

Surement un choc sous la voiture qui a poussé le ski et une pierre a cassé le raccord. C'est grave, une boite sans huile c'est pas le top et de plus il faut trouver une solution pour réparer.

On passe un coup de fil satellite à Pascal le mécano et il me dit du shunter la pompe à huile de la boite et de brancher en direct sans refroidissement ce que je fais.

Entre temps Jean Noel s’est arrêté et nous a donné 5 l d’huile moteur que l’on mettra dans la boite.

Le temps de tout faire, de remonter les accessoires on bien perdu une heure et la boite a un bruit anormal même si les rapports passent correctement.

On finit les 90 derniers kilo en évitant de trop tirer mais il y a des dunes et du sable, on doit passer malgré tout.

On rallie l’arrivée sans trop de soucis mais on a encore perdu du temps en roulant mollo.

Finalement la boite sera changée le soir, l’autre sera réparée, surement les roulements qui sont HS.

On aurait pu casser la boite, ne pas finir….

On est 14 au général mais la route est longue. Demain les dunes de Chégaga mais je vois que l’auto passe bien donc j’y vais confiant.

Demain est un autre jour

 

 

samedi 14 janvier 2012 15:45


Une superbe épreuve!

Blog de 422 :Rallye Raid : Gérard Dubuy / Jehan de France, Une superbe épreuve!

Voilà, de retour à la maison après 2 semaines hautes en couleurs!

Ne vous fiez pas à notre classement pour imaginer nos impressions de courses car Jehan et moi rentrons comblés et des histoires plein la tête.

Que de péripéties, de rebondissements, de stress, de délivrances pour mieux replonger à chaque fois dans une nouvelle situation inextricable. On s'est fait des souvenirs pour des années.

L'Optimus est une fabuleuse auto qui m'a donné un plaisir de pilotage je ne n'ai jamais connu auparavant mais le sable anormalement mou a sanctionné tous les 2 roues motrices et nous avec.

Le dénouement fut celui dont rêvait Jehan depuis des années, voir la Mauritanie, Dakar et le lac rose et enfin tenir un trophée à la cérémonie de cloture à Dakar.

Jusqu'au dernier moment on a bien cru qu'on ne serait pas au départ de l'ultime spéciale. La veille on était coincés dans les dunes; le camion sauveur lui même plantés pour des heures à 1 km de nous. Une fois libérés on a enchainé par un rallye sur asphalte de 500 kms pour finalement arriver à l'heure au départ.

Comme je n'ai pas pu pour des raisons techniques (réseau Mauritanien ) vous donner trop de nouvelles je vais dans les jours qui suivent vous retracer les moments chauds de ce superbe rallye.

Nous ne sommes pas en Argentine et on ne le regrette pas, l'Afrique c'est autre chose!

Gérard et Jehan

mardi 10 janvier 2012 11:31


1 ère spéciale bouclée

Blog de 422 :Rallye Raid : Gérard Dubuy / Jehan de France, 1 ère spéciale bouclée

Hier le chargement au port fut épique. Des heures à attendre et une organisation dans le ferry pour le moins folklorique.

4 heures à peine de sommeil avant de décharger, de faire les documents de douane et d’attendre l’heure officielle de départ en liaison.

Il fait très froid le matin et heureusement que l’Optimus a enfin un pare-brise, aujourd’hui dans les oueds pleins d’eau on a également apprécié de ne pas être trempés.

 

Donc 250 kms de liaison puis 270 kms d’une spéciale plus dure que prévue.

Pas mal de casse parmi les concurrents et 2 voitures sur 4 du team out. Mais au moins une devrait repartir demain matin.

Pour nous tout s’est bien passé et nous sommes très contents de cette mise en jambes.

Notre moteur consomme trop et j’ai passé toute la spéciale les yeux à lorgner la jauge et j’ai évité de consommer de trop, bien vu car à l’arrivée il restait autour de 1O litres soit pratiquement rien.

Ce soir la cartographie va être revue mais les mécaniques ne montent pas en température et consomment. En Mauritanie on devrait être mieux.

Jehan a super bien navigué et si on a jardiné 3 ou 4 fois les meilleurs ont fait pareil. Les parcours de R Metge sont comme prévu : difficile et façon jeu de piste.

Jehan a été dans le coup dès les premiers kilomètres et ça aide énormément pour bien se mettre en confiance.

Mais un chose est nouvelle pour nous: avec 6 autos seulement passées avant nous la piste est à peine marquée, on doit donc vraiment naviguer car on ne peut pas se fier aux traces. Plus difficile mais aussi plus intéressant.

 

A 25 kms de l’arrivée on a raté la piste pour s’enfoncer dans un oued étroit d'où il a fallu sortir en « forçant ». Le train avant est monté sur de grosses pierres et un choc a mis la pompe de direction assistée en surpression. Résultat Dir assistée HS et les 25 derniers kms de piste technique et les 120 de liaison finale avec une direction de gros camion, ça fait les bras.

Sur le plan pilotage j’ai essayé de rouler très propre car il y avait énormément de zones dangereuses  mais l’auto va super bien, ça avance malgré tout assez vite !

Les modifications apportées à l’auto sont fabuleuses, aucun soucis de fiabilité, le moteur 4 litres est très souple et je change 2 fois moins de vitesse, les suspensions sont super, bref je me suis bien amusé et au final on fait 9 au général et 7 en autos.

 

A noter que Regis Delahaye du team gagne la spéciale devant Schlesser et offre au team sa première victoire d’étape sur un rallye d’envergure. Bravo à lui car je sais qu’il attendait ça depuis longtemps.

 

Demain 400 kms à nouveau de pierres,  de pistes piégeuses typiques du Maroc mais avant un bonne nuit s’impose.

jeudi 29 décembre 2011 23:12


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